RAFAEL GRAY

 

Artiste contemporain français. Né en 1963 à Grenade (Espagne), diplômé de l'Ecole des Arts Décoratifs de Paris. Voyageur, Peintre, photographe, graphiste, auteur d'oeuvres audio-visuelles… Venu du Beat, Fluxus, Pop’art, underground, et les cultures urbaines… Il met à l’épreuve son rôle d’artiste libre, évite les étiquettes et les appartenances. Explorateur d’images, pirates d’espaces, poète nomade, qui donne corps à une trajectoire atypique entre peintures, films et voyages. Un travail qui reflète la schizophrénie d’un monde en violentes mutations.

 

art / painting / film / street art / performance / Graphics / Design

Gallery

Some Works

ABOUT

Rafael Gray

Rafael Gray vient du pop art, du rock, des cultures urbaines et des post-avant-gardes. Du graffiti au cinéma en passant par les performances et les installations, il a toujours évité de se fixer dans un style ou une école, privilégiant une certaine idée de la liberté liée au mouvement.

Le voyage est au centre de sa pratique : il peint sur des films, filme ses voyages et fait voyager des peintures... Il appartient à une génération pour qui la démocratisation des transports aériens a mis le bout du monde à la portée de tous, mais qui a grandi en voyant les guerres et les révolutions à travers les images du journal télévisé. Bien avant l’invention d’Internet, la technologie a rendu possible le « Village-global » de McLuhan, et avec lui l’illusion d’un monde sans frontières dont nous serions tous citoyens, alors que ce qui nous sépare et nous oppose est toujours là. Avec la facilité de se déplacer vient le triomphe du tourisme de masse qui désenchante la notion d’« ailleurs », tandis que le terme « exotisme » est devenu aujourd’hui imprononçable. La société du spectacle domine désormais tous les aspects de notre vie imaginaire : le monde transformé en images standardisées s’est vidé de ses promesses. tandis que les damnés de la terre victimes de leur propre illusion d’eldorado, risquent leur vie sur des embarcations de fortune pour aborder sur nos côtes. D’un côté la mondialisation des marchandises et des flux financiers qui circulent en toute liberté, de l’autre l’immigration des anciens colonisés et la traque des clandestins. À cette mondialisation dévastatrice, l’écrivain antillais Edouard Glissant oppose le concept de « mondialité » définie en ces termes :
« ... L’aventure sans précédent qu’il nous est donné à tous aujourd’hui de vivre, dans un monde qui pour la première fois, réellement et de façon immédiate, foudroyante, se conçoit à la fois multiple et unique, est inextricable. » Edouard Glissant (2002).

Nourri de cultures pop et underground américaines, ses débuts de peintre sont dans le sillage du punk et de la figuration libre qui annoncent une rupture avec les avant-gardes...

C’est le temps des « mixages » qui propose une relectures des codes esthétiques qui perdent leurs frontières. pour faire face à l’accumulation d’informations qui se télescopent, dans une violente accélération des échanges à l’échelle mondiale, rafael gray explore une trajectoire atypique, entre peintures, films et voyages... De sa rue (arts urbains) au monde entier, il se fait pirate. Voyageur qui voit dans le nomadisme une poétique, qu’il voudrait appliquer à ses recherches sur l’image. Dans ses collages d’esthétiques diverses, rafael Gray revendique la « réappropriation », l’usage du « sample »... À l’éternel recommencement des choses, comme des boucles qui se répètent, fait écho l’infinie reproductibilité des images et des sons... Rafael Gray joue du hasard et développe plusieurs mondes en parallèle, le plus souvent en série, en diptyques ou triptyques reliés par un format ou une poétique de rencontre.

Comme dans le cinéma, où le passage d’une image à une autre au cours du montage forme une séquence... Dans la série, comme dans une séquence, un tableau existe seul tout en appartenant à un ensemble cohérent. Le « passage » d’un tableau à un autre incarne l’idée de « mouvement » toujours central dans le travail de Rafael Gray. Traduire, enregistrer les traces des changements de plus en plus rapides qui secouent nos certitudes, capter les signes de créolisation du monde et de métissage des cultures...

Ouvert aux surprises et aux coïncidences. réinventer pour cette planète rétrécie, asséchée, réduite par ceux qui ne savent plus comment l’habiter... Visage moderne de la dérive et de l’aventure, et rencontre entre deux images. parlons plutôt d’un espace, d’une mémoire, ou d’une chanson, comme disent les aborigènes, d’un lieu inconnu et du plaisir de s’y aventurer. parlons de la rencontre de l’autre, de l’étranger et de ses différences.

L’autre qui vous pose en retour les questions essentielles : D’où viens-tu ? - Que fais-tu ? - Où vas-tu ?

Mon CV

News

Alt
Affiche Festival "Détour du

Présentation de l'affiche du "Festival détour du monde" de Chanac Lauzère

Alt
Damask Wall Paper

Alt
Wall Paper in Bangkok

Private party at Paul and Anchalie's place in Bankok 14th of November 2015